L'amitié entre les peuples

Catégorie : Ciné club

Utama : la terre oubliée

Le cinéma l’Etoile de Saint Médard en Jalles vous propose à partir du 11 mai 2022 un film bolivien en VOSTF

UTAMA : la terre oubliée de Alejandro Loayza Grisi

Dans l’immensité des hauts plateaux boliviens, Virginio et Sisa veillent sur leur troupeau de lamas. Jusqu’ici, rien n’a pu les détourner de cette vie âpre, héritée des traditions : ni leur âge avancé, ni le départ des habitants de la région, chassés par la sécheresse. Aussi accueillent-ils avec méfiance la visite de Clever, leur petit-fils de 19 ans, venu les convaincre de s’installer en ville avec le reste de la famille. Réticent à l’idée de quitter sa terre, Virginio se montre inflexible. A tel point que le jour où il tombe gravement malade, il décide de le cacher à Sisa et Clever… – Le réalisateur bolivien a décroché quatre prix au Festival de Malaga avec son premier long-métrage, un travail sensible qui allie les codes du western avec un propos écologique

Ce film a triomphé à Sundance (principal festival américain de cinéma indépendant ) et il a également de nouveau été encensé et primé au 25e Festival de Malaga, où il a décroché la Biznaga d’or du meilleur film ibéroaméricain et les Biznagas d’argent de la mise en scène, de la meilleure musique et de la critique

« Madres paralelas »

Le 29 avril 2022,  Salle Simone Veil à Saint Médard en Jalles à 19 heures ,

nous vous proposons

  • de visionner le dernier Almodovar «  Madres paralelas« ,
  • et en suivant un apéro offert par le jumelage et un délicieux diner , notre agréable Auberge espagnole avec les mets que vous aurez préparé.


l’avis du journal  « Le monde » : à ne pas manquer

« Dans Etreintes brisées (2009), on pouvait entrapercevoir, saisi en gros plan, le script d’un long-métrage intitulé Madres paralelas. Plus tard, c’est une affiche du même film que l’on voit trôner à l’entrée du bureau du héros, un scénariste réputé. « Madres paralelas », où le nom d’un film fantôme, qu’on croyait inventé pour les besoins de la fiction et qui, aujourd’hui, sort sur les écrans. On sait Almodovar adepte des petits cailloux autobiographiques disséminés dans l’œuvre, et ces occurrences d’un projet à venir, surgissant au milieu d’Etreintes brisées, avaient peut-être valeur de rappel intime : qu’un jour, lui, le plus grand cinéaste espagnol vivant, s’attelle à réaliser ce scénario et évoque enfin le passé franquiste de son pays.

Il y a quelque chose de très émouvant à voir un cinéaste de 72 ans attendre patiemment le bon moment pour se confronter à ce qu’il n’avait encore jamais filmé. Sans doute fut-il pressé par les débats passionnés sur la mémoire de la guerre civile, qui divisent les Espagnols en deux camps : ceux qui n’estiment pas nécessaire de rouvrir les plaies, et les autres, partisans d’un travail de mémoire où tout reste à faire, et d’abord exhumer les corps des victimes enterrées dans des charniers franquistes dispersés dans tout le pays.

C’est ce travail de la mémoire qui obsède Janis (Penélope Cruz), photographe qui, au début du film, fait le portrait d’Arturo Buendia, un anthropologue membre d’une fondation qui participe à la fouille d’une fosse commune – celle où se trouve l’arrière-grand-père de Janis. Mais, en attendant qu’un tel chantier ait enfin lieu, une femme vit sa vie.

Sous le scénario mémoriel, Almodovar remet sur le métier ce motif inépuisable : le portrait de femme. Janis se retrouve enceinte d’Arturo qui, marié, ne peut pas assumer l’enfant. Décidée à garder le bébé, la photographe libère son amant de toute obligation. A la maternité, elle partage sa chambre avec Ana (Milena Smit), 17 ans, enceinte après un viol. Leur complicité se scelle autour de leur destin commun : mères célibataires, toutes deux accouchent de petites filles qui doivent être placées en observation. Lorsqu’elles quittent la maternité, leur bébé sous le bras, les deux femmes échangent leurs numéros – et pensent en rester là.

Pedro Almodovar ouvre la Mostra de Venise avec « Mères parallèles »

Il y a, dans la suite de Madres paralelas, narrant les retrouvailles tourmentées et amoureuses de Janis et Ana, le sentiment d’un geste absolument libre, qui donne l’impression que le scénario n’est là que comme un cadre pour accueillir la liberté des personnages. Il n’y aurait plus qu’à les regarder se mouvoir, aimer, agir et se tromper. C’est comme si, avec le temps et l’âge, Almodovar semblait moins réaliser des mélodrames en bonne et due forme qu’éprouver l’élasticité d’un genre chéri. »Par

 

Nos corps sont vos champs de bataille

Issu d’une longue tradition, le cinéma argentin est aujourd’hui l’un des plus significatifs du monde hispanique. Aujourd’hui, les grands festivals de films internationaux sélectionnent régulièrement les films argentins et la qualité de la production nationale est remarquée.

Le cinéma l’Étoile de Saint Médard en Jalles propose en présence de la réalisatrice

JEUDI 14 AVRIL – 20H00
Séance en VOSTfr

dans le cadre du  Festival Ciné Marges 

« Nos corps sont vos champs de bataille »

Film documentaire (1h41) – Réalisé par Isabelle SolasEn Argentine, une partie de la population reste fortement attachée à des valeurs conservatrices, tandis qu’une autre partie accepte, voire milite pour une évolution des moeurs qui suit la courbe mondiale. Dans cette société divisée, Violeta et Claudia, deux femmes trans qui s’autorevendiquent travesties, tentent d’apporter leur pierre à l’édifice. Très impliquées dans la cause qu’elles défendent, elles n’hésitent pas se donner corps et âmes pour faire évoluer des mentalités qu’elles jugent rétrogradent. Au fond, leur seule revendication demeure de simplement avoir le droit de vivre et partager tout l’amour qu’elles ont à offrir…critique de Telerama par Cécile Marchand  Ménard.

soirée cinéma

En raison de la situation sanitaire qui ne s’améliore pas dans notre région, le CA du jumelage Espagne a jugé qu’il était préférable de reporter la soirée cinématographique espagnole en 2022.

La soirée du  jeudi 2 décembre 2021 est donc  annulée

Soirée Ciné club : « El REINO » ANNULEE

la soirée cinématographique espagnole.du jeudi 2 décembre 2021 est annulée

 le film de Rodrigo Sorogoyen : EL REINO en VO sous-titré en français sera reprogrammé en 2022

Aux derniers Goyas (l’équivalent des César en Espagne), El Reino s’est illustré de la meilleur des manières en glanant pas moins de 7 prix dont ceux du Meilleur Scénario et du Meilleur Réalisateur. De quoi attirer immédiatement l’attention sur ce nouveau film du talentueux Rodrigo Sorogoyen, cinéaste qui avait déjà marqué les esprits il y a deux ans avec Que Dios Nos Perdone. Et justement, puisque l’on évoque son précédent polar, Sorogoyen se montre fidèle à ses collaborateurs, confiant à nouveau le rôle principal d’El Reino à Antonio de la Torre, excellent comédien que certains ont pu revoir récemment dans le poignant Companeros.

Synopsis : Manuel López-Vidal est un homme politique influent dans sa région. Alors qu’il doit entrer à la direction nationale de son parti, il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption qui menace un de ses amis les plus proches. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal… 

Quelques critiques :

  •  Vertigineuse perversion du mensonge et spectacularisation de la corruption. Frénétique jusqu’à sa chute, un thriller politique sous tension. ”
  • “ Habile mélange de thriller et pédagogie, essentiel et universel, pour comprendre les liens politiques, médiatiques et financiers au pouvoir. ”
  • « une descente aux enfers en apnée »
  • « Una España reconocible. Aunque el filme no se basa en hechos reales, ficciona casos de corrupción que todos conocemos. El personaje que interpreta Antonio de la Torre podría ser cualquiera de los políticos que aparecen en la lista de imputados de los casos Nóos, Gürtel o Púnica. »

Film Cinco hermanas

Monique nous fait part de la diffusion du film documentaire Cinco Hermanas le vendredi 22 novembre à 20h dans la salle 3 du cinéma l’Étoile à Saint-Médard-en-Jalles.

Ce film sera suivi d’un débat.

En 1938, au moment de la guerre civile espagnole, 5 sœurs et leurs parents ont quitté leur village après les bombardements des armées franquistes pour la France. Ils ne la quitteront plus. Ces 5 sœurs, ce sont la grand-mère et les grandes-tantes de Caroline, 30 ans, qui vit à Bordeaux. Elle souhaite aujourd’hui raconter cette histoire. C’est une histoire qui ne s’arrête pas au moment où cette famille arrive en France. C’est une histoire de transmission malgré le temps qui passe. Elle concerne aussi la jeune génération, française, née en France mais riche de cet héritage

En savoir plus …

 

Auberge Espagnole 28 mars 2019

logo ciné clubNotre prochaine auberge espagnole aura lieu le jeudi 28 mars à 19h00 au pôle Simone Veil (ancien Cap Ouest).

Comme d’habitude nous  dégusterons  vos préparations salées avant la projection du DVD que nous avons choisi, puis nous passerons aux desserts pendant le débat. N’oubliez pas également quelques boissons et surtout vos verres.

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